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Cette position, à la fois encaissée et structurée par les vallées, explique une part essentielle de son histoire : ici, les circulations suivent les couloirs naturels, et les implantations humaines se sont organisées en fonction des reliefs, de l’eau et des passages.
Guillaumes n’est pas un village médiéval mais un village ancien dont l’identité s’est construite par étapes. Le vieux bourg, compact et adapté à la pente, conserve une organisation typique d’un habitat de montagne : ruelles étroites, passages, escaliers, volumes resserrés.
Le village s’appuie aussi sur un patrimoine religieux majeur avec l’église paroissiale Saint-Étienne, d’origine médiévale, et le sanctuaire de Notre-Dame de Buyeï.
Repères historiques
On trouve déjà, vers 1153-1154 une mention du sanctuaire et du site fortifié appelé alors Abuseyo.” avant même que les textes ne citent l’église et le castrum de Guillaumes, ce qui montre l’ancienneté et l’importance du sanctuaire dans l’organisation du territoire. Au XIIIᵉ siècle, autour de 1233-1235, la construction du château est attestée.
En 1575, en pleine période des guerres de Religion, Buyeï, fortifiée, est détruite pour éviter qu’elle ne soit occupée comme point défensif. Le sanctuaire sera reconstruit entre 1652 et 1656. À la Révolution, en 1793, l’église Saint-Étienne change d’usage, elle est transformée en bâtiment utilitaire avec installation de fours magasins et création d’ouvertures dans les murs.
Guillaumes possède aussi une mémoire du quotidien conservée et présentée au Musée des Arts et Traditions.
Un territoire qui explique le village
Le site de Guillaumes impose des contraintes très concrètes. Dans ce secteur de vallées encaissées, les déplacements suivent des axes obligés : les routes se calent sur le fond de vallée, et les passages se concentrent là où le relief le permet. Cette configuration explique un territoire où l’accès, la circulation et les liaisons ont longtemps dépendu d’un petit nombre d’itinéraires.
À proximité se situe la Réserve naturelle régionale des gorges de Daluis. C’est la première réserve naturelle classée du département des Alpes-Maritimes. Le site protège un canyon spectaculaire creusé par le fleuve Var qui ont valu aux lieux le surnom de « petit Colorado niçois », avec des falaises qui atteignent jusqu’à 300 mètres d’à-pics par endroits.
Le château de Guillaumes
Le château de Guillaumes, souvent appelé « château de la Reine Jeanne », est une place forte installée sur un éperon dominant le bourg. C’est un élément d’un système de contrôle et de défense lié aux circulations de vallée et à la position de Guillaumes, longtemps considérée comme stratégique.
L’édification du château est attestée au XIIIᵉ siècle. Vers 1235 Raymond Bérenger fait construire la tour carrée sud. Cette phase correspond à l’installation d’un point fort médiéval conçu pour tenir une position dominante et structurer l’implantation autour du bourg.
Le château est ensuite renforcé au fil du temps. Vers la fin du XIVᵉ siècle, les comtes de Provence édifient la tour ronde nord ce qui marque une évolution de l’architecture défensive.
À la fin du XVᵉ siècle René Ier d’Anjou fait ajouter au château un donjon circulaire présenté comme un symbole d’autorité. Dans ces siècles, Guillaumes se situe dans un contexte politique mouvant mais le château demeure un marqueur de pouvoir et de défense.
Au XVIᵉ siècle le château n’est pas seulement un héritage médiéval : il s’inscrit dans une logique militaire active. Une garnison est installée en 1562 par le roi de France Charles IX. Cette donnée est importante car elle montre que le site est suffisamment stratégique pour justifier une présence militaire permanente.
Le tournant majeur arrive au début du XVIIIᵉ siècle. De 1700 à 1706, le château et la place sont fortifiés par Vauban. Ce n’est plus seulement un château médiéval, on passe à un système de fortifications correspondant aux logiques militaires de l’époque moderne.
En1734, des ingénieurs militaires visitent les fortifications du sud-est, passent par Guillaumes et jugent la place inattaquable. Leur rapport décrit notamment l’ampleur des installations : les casernes du château peuvent contenir environ 400 soldats avec leurs officiers ; le bas-étage est décrit comme un souterrain voûté conçu pour résister aux bombardements. Ces éléments donnent une mesure concrète : Guillaumes n’est pas une fortification “de façade”, mais une place organisée pour tenir.
Le XVIIIᵉ siècle se termine par un événement décisif avec le traité du 24 mars 1760 rectifiant la frontière entre les royaumes de Louis XV et de Charles-Emmanuel III. Guillaumes est alors cédée à la maison de Savoie et la place est démantelée, malgré la révolte des habitants.
La chronologie est très précise : les troupes françaises quittent la ville le 10 octobre 1760, et le commissaire sarde prend possession le 20 octobre. Dans cette phase, une part importante des fortifications attribuées à Vauban est détruite, ce qui explique l’état actuel : on peut voir aujourd’hui surtout des vestiges d’origine médiévale, tandis que les constructions modernes ont été en grande partie supprimées lors de ce démantèlement.
Après les épisodes révolutionnaires et le retour temporaire sous souveraineté sarde, Guillaumes est définitivement rattachée à la France le 24 mars 1860, dans le cadre du rattachement du comté de Nice.
Aujourd’hui le château n’est pas seulement un vestige, il est un objet de valorisation patrimoniale et de développement local. Deux actions récentes s’y rattachent :
- Il a été sélectionné dans le cadre de la Mission Bern pour la sauvegarde du patrimoine en péril. Cela signifie que le site est reconnu comme un élément patrimonial majeur nécessitant un soutien et une mobilisation.
- Une application 3D en réalité augmentée est proposée pour permettre une expérience de reconstitution du château et de ses fortifications à l’époque de Vauban.
L’église Saint‑Étienne
Ses origines sont médiévales. Le chevet et clocher sont d’inspiration lombarde. Le chevet est présenté comme la partie la plus ancienne, avec une pierre laissée apparente. Sur la façade Ouest, la restauration a laissé visible des encadrements en pierre de taille dont deux sont conservés sans enduit depuis le XIIIᵉ siècle.
L’aspect extérieur renforce l’idée d’un édifice conçu pour tenir. La pierre est très dure d’un gris bleuté les murs sont épais percés de rares ouvertures étroites avec une façade tournée vers l’Occident. La porte principale en noyer massif comporte un panneau décoratif orné d’une statuette en bois de saint Étienne.
Son encadrement en pierre noire est surmonté d’une niche abritant une statue de Notre-Dame avec une représentation de saint Étienne et de saint Jean-Baptiste.
Le clocher-tour fait partie de l’identité du village. Il s’agit d’une haute tour carrée coiffée d’une flèche pyramidale. Sous la flèche, deux étages percés de fenêtres sur les quatre faces abritaient des fonctions communautaires : le “cabinet de la communauté”, c’est-à-dire le petit bureau de la commune d’autrefois, où les responsables du village se réunissaient et où l’on conservait les documents importants (registres, privilèges, archives).
Une légende locale évoque quatre « G » gravés dans la pierre, interprétés comme « Gueux, Glorieux, Guillaumes, Gourmand ».
Les cloches, fondues à la Révolution, ont été remplacées et baptisées le 1er novembre 1991 sous les noms de Claire-Elizabeth et Jeanne-Marie. Sur la façade Ouest, un cadran solaire est signalé comme antérieur à la Révolution. Une restauration importante est engagée par la commune en 2008 avec une toiture refaite en bardeaux de mélèze.
À l’intérieur la nef est couverte d’une voûte en plein cintre. Le chœur est rectangulaire et communique avec une sacristie dans la base du clocher. Le maître-autel occupe l’abside sous la voûte en cul-de-four. Encadrant le chœur, des niches à boiseries dorées présentent, à droite, une statue de saint Étienne agenouillé et à gauche la Vierge à l’Enfant.
On peut y admirer le grand tableau classé du « Martyr de saint Étienne » qui a été offert à la paroisse par Napoléon III et l’impératrice Eugénie en 1860, au moment du retour de Guillaumes à la France. Un orgue italien, construit en 1845 par Carlo Vittino, a été installé en 2009. Les autels latéraux sont consacrés, côté gauche, à saint Joseph et à la Vierge Marie, et côté droit au Sacré-Cœur et aux âmes du purgatoire. Une icône de saint Jean-Baptiste, réalisée par les sœurs bénédictines du Mont des Oliviers à Jérusalem, est associée à la création de la paroisse Saint-Jean-Baptiste en 2000. Une statue de sainte Agathe est placée dans la chapelle où se trouve l’autel de Notre-Dame.
La voûte est réalisée en 1699 sur ordre de l’évêque de Glandèves, Mgr de Villeneuve. Les chapelles latérales du côté Est sont ajoutées en 1714 ; celles du côté Ouest sont antérieures. À la fin de la période des travaux du début du XIXᵉ siècle, l’église est consacrée le 8 septembre 1816 par Mgr Colonna d’Istria ; un procès-verbal scellé de cire rouge est mentionné comme rappel de cette consécration.
A la Révolution les troupes républicaines prennent possession du bâtiment : elles y construisent des fours, transforment le reste en magasins, pratiquent une ouverture dans un mur pour faciliter les distributions de pain, et percent la toiture en plusieurs points pour le passage des cheminées. À ce moment-là, l’église cesse d’être un lieu uniquement religieux et devient un outil logistique.
A l’intérieur des fresques retracent l’histoire religieuse locale, depuis Guillaume le Libérateur, présenté comme fondateur au Xe siècle, jusqu’au vœu des sapeurs de l’Empire au début du XIXᵉ siècle, en passant par l’incendie de 1682.
L’orgue Carlo Vittino (1845)
En 1845, le facteur Carlo Vittino réalise un orgue destiné à la paroisse de Falicetto, en Italie. L’instrument est ensuite démonté et entreposé dans les ateliers Vegezzi et Bossi à Centallo, avant d’être redécouvert par une organologue niçoise, Madame Bernard, qui l’achète en 1978. Elle le cède ensuite à l’école maîtrisienne de Grasse en 1987 qui est une structure de formation au chant choral.
Une première restauration est effectuée en 1992 par la manufacture provençale de Carcès. L’orgue est toutefois peu utilisé à Grasse : une délibération municipale datée du 22 septembre 2005 actant son caractère trop affirmé pour les besoins pédagogiques conduit à la décision de s’en séparer.
Le transfert vers Guillaumes intervient ensuite, avec l’appui de la commune, de l’Association culturelle du village et le soutien du Conseil départemental des Alpes-Maritimes.
L’orgue est béni le 17 juillet 2010 et un premier concert est donné l’après-midi même. L’orgue est installé dans le chœur de l’église et son usage est défini : accompagnement des chants lors des cérémonies, accueil de jeunes organistes, ouverture au public. Guillaumes s’inscrit ainsi dans les routes de l’orgue de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Notre‑Dame de Buyeï
Les sources laissent entendre qu’au Moyen Âge l’édifice pouvait déjà présenter le plan général actuel avec peut-être une travée supplémentaire et qu’il a pu être voûté. Les textes évoquent aussi un cloître, comme bâtiment distinct de l’église, dont il ne reste plus de trace et dont l’emplacement n’est pas localisé avec certitude.
L’édifice est de grande taille, plus vaste que l’église paroissiale, avec des dimensions autour de 25 mètres par 10 mètres. La nef est rectangulaire, organisée en trois larges travées. Le chevet est plat, étroit et surélevé. Le chœur est couvert d’une voûte en berceau plein cintre. Sur le flanc sud, l’éclairage est assuré par trois baies. Un pied d’autel médiéval est réemployé dans le parement nord, et des maçonneries médiévales sont visibles, notamment sur les parties basses de plusieurs murs.
En 1575 pendant les guerres de Religion, Buyeï est détruite parce qu’elle est fortifiée et qu’on craint qu’elle serve de point défensif ; ce n’est pas une destruction « subie », c’est une mesure de protection décidée à l’échelle de la communauté. La reconstruction intervient entre 1652 et 1656, avec des travaux suivis dans le temps et une mobilisation des habitants, y compris pour la maçonnerie et la couverture ; les indices architecturaux suggèrent qu’on reconstruit alors probablement avec une travée en moins côté façade ouest.
Entre 1715 et 1717, le sanctuaire est signalé comme menaçant ruine, et les habitants sont à nouveau mobilisés pour des réparations. En 1722, le perron est couvert en mélèze. En 1772, une voûte en bois et plâtre est réalisée, après des prescriptions et décisions qui visent à « tenir » le bâtiment dans la durée. Plus tard, une date inscrite sur le claveau du portail, 1865, sert de marqueur pour la façade ouest et sa campagne de travaux.
Le problème de la consolidation revient à l’époque contemporaine. Des dispositifs de renfort sont mentionnés sur la paroi sud et l’angle sud-ouest et un contrefort en béton est installé en 1985 pour consolider le mur nord du chœur. Le clocher, quant à lui, semble avoir été reconstruit à une date non déterminée sous une forme plus réduite que ce que la puissance de sa base laisserait attendre.
Le sanctuaire conserve une Assomption de la Vierge, datée de 1661 et attribuée à Jean-André de Castellane. Il conserve surtout un ex-voto de très grande ampleur, daté de 1682, confié au peintre Jean Ardisson après un vœu formulé par les consuls : la scène est liée à l’incendie de Guillaumes dans la nuit du 22 août 1682, et l’œuvre est précieuse parce qu’elle montre le village et des éléments aujourd’hui disparus. Chaque 24 août, le maire commémore le vœu des consuls, avec la décision de remercier la Vierge d’avoir préservé la ville d’un incendie général, avec une messe solennelle le jour de la Saint-Barthélémy.
Notre-Dame de la Paix – Sainte-Claire
La chapelle se situe à la sortie sud de Guillaumes, sur la route de Nice, dans le quartier Sainte-Claire, à proximité immédiate de l’oratoire qui lui a donné son nom. L’édifice est construit à la fin du XIXᵉ siècle, sur initiative privée. Il est placé sous le vocable de Notre-Dame de la Paix, en lien direct avec un contexte historique : la chapelle est édifiée après la guerre de 1870. Lors des fêtes patronales du 15 août un pèlerinage s’effectue traditionnellement en présence des « sapeurs de l’Empire ». Une messe y est aussi célébrée chaque année au mois d’août, le jour de la Sainte-Claire.
La façade porte une fresque réalisée par Guy Ceppa sur la façade principale. Une plaque commémorative est apposée à l’occasion du centenaire du génocide des Arméniens.
À proximité, l’oratoire Sainte-Claire est présenté comme le plus ancien des oratoires de la commune. Il est associé à la mémoire de la grande peste duXIVᵉ siècle, donnée comme stoppée aux portes de la cité.
Le Musée des Arts et Traditions
Le Musée des Arts et Traditions de Guillaumes présente une reconstitution et des collections constituées à partir d’un appel lancé aux habitants. Environ cent trente familles ont ainsi déposé près de six mille objets, issus des caves et des greniers, pour être conservés et montrés.
Le parcours s’ouvre sur l’école primaire telle qu’elle existait dans les hameaux et les villages de montagne. Les bancs, pupitres et encriers, les cahiers corrigés, les livres et le registre du maître fixent une réalité simple : l’instruction se fait dans un cadre matériel sobre, et la vie scolaire dépend directement des conditions climatiques. Une mention du registre résume cette contrainte sans commentaire : « 15 janvier, classe annulée, motif : neige ».
Un vaste espace est dédié aux outils, aux productions et aux savoir-faire, avec des ensembles liés à des pratiques traditionnelles comme la vannerie, le tissage, le repassage, la broderie, les rouets et un outillage polyvalent.
La seconde partie du musée reconstitue la maison avec une attention particulière portée à la cuisine comme pièce centrale. La cuisinière noire y apparaît comme l’équipement principal, à la fois pour la cuisson et pour le chauffage. Le mobilier, la table dressée, l’évier et le dispositif d’eau rappellent une contrainte concrète : l’eau n’est pas “à portée de robinet”. Un réservoir en fer, alimenté régulièrement, suppose que l’eau soit montée depuis la rue et stockée, puis utilisée avec économie.
La visite se prolonge avec la chambre, puis s’achève sous terre dans la cave. On y découvre une cuve à vin de très grande taille réalisée il y a plus de trois siècles, peut-être même à l’époque de François Ier.
Le musée peut se visiter sur demande, notamment via l’office de tourisme de Guillaumes.
Guillaumes aujourd’hui
Guillaumes accueille un festival du livre « Montagne, nature et traditions. Il se déroule au cœur du village, autour de la mairie et rassemble typiquement environ une quarantaine d’autrices et d’auteurs ainsi que des maisons d’édition. Des animations sont organisées comme la dictée « certificat d’études ».
Conclusion
Au final, Guillaumes se comprend comme un ensemble où l’histoire, les traditions et le patrimoine s’emboîtent. Le village garde des repères forts — château, église Saint-Étienne, sanctuaire de Buyeï — mais il ne se résume pas à ses monuments. Les pratiques locales, les récits, les objets conservés et expliqués au musée, et les rendez-vous culturels donnent une lecture plus complète. On passe ainsi d’une histoire “écrite dans la pierre” à une histoire transmise, partagée et réutilisée aujourd’hui, à travers des initiatives concrètes et une vie culturelle régulière.
Un ajout intéressant pour ND de Buyei, extrait du « Rapport d’étude » que je t’ai transmis (à partir de la page 13) :
Parmi les oeuvres notables figurent :
– Tableau de l’Intercession de Saint-Barthélémy auprès de la Vierge lors de l’incendie
de Guillaumes de Jean Ardisson – 1682 / classé au titre des Monuments Historiques
le 05/12/1908
– Tableau de l’Assomption de la Vierge de Jean André de Castellane – 1661 / classé
au titre des Monuments Historiques le 16/07/1984
– Tableau de la Piétà de LD Emeric – 1762 / provenant de la chapelle des Pénitents
Blancs
– Tableau Le Christ aux trois Maries de Jean Julien Genty – 1778 / provenant de la
chapelle des Pénitents Blancs
– Éléments d’un retable en bois peint (colonnades torses surmontées d’angelots et
bougeoirs en forme d’angelots porte-flambeaux) de Sir Joseph De Poësy de Bueil –
1781/ provenant de la chapelle des Pénitents Blancs
– Panneaux en bois peint ou dossiers de stalles / provenant des Pénitents Blancs
– Cloche – 1661 / provenant de la chapelle des Pénitents Blancs
– Harmonium de marque H.C. Beaucourt du troisième tiers du XIXe siècle, très rare
